Révélation choc : Peter Jackson existait avant le Seigneur des Anneaux. Il faisait même des films, de bons films, des films de gore! Malheureusement pour certains (et heureusement pour d’autres), son budget ne lui permettait pas d’engager des sex-symboles virils et mal rasés. Il devait se contenter de tout nus comme Timothy Balme et Diana Penalver, tenant ici les rôles des deux protagonistes. Braindead a acquis au fil du temps une certaine renommée, pour ne pas dire notoriété, dans l’univers du film gore à petit budget. Ce qui est dommage, c’est que les moins renseignés lui imputeront carrément le titre de « pionnier », alors que sept années plus tôt sortait le sublime ”Re-Animator” de Stuart Gordon, supérieur en bien des points au film de Jackson. Ce dernier a d’ailleurs lui-même réalisé, en 1987, Bad Taste, un long métrage du même genre. Alors ne nous excitons pas trop le poil des jambes.
« AyyoooYE chérie, t’avais juste à m’le dire que t’étais dans ta semaine! »
Mais donnons à César ce qui lui revient de droit : Braindead botte de sérieux culs. Si vous n’êtes pas familiers, le film raconte la sordide histoire de Lionel, un fils soumis dont la mère se fait mordre par un singe-rat porteur d’une singulière maladie. Suite à cette morsure, sa tendre maman se décompose jusqu’à mourir puis revient à la vie pour contaminer l’infirmière, le prêtre et qui veut bien se trouver sur son chemin. Le pauvre Lionel doit donc cacher dans son sous-sol une poignée de zombies pour éviter que la nouvelle, et du même coup l’infection, ne se répande. Évidemment, les choses tournent mal; le prêtre mort s’envoie l’infirmière zombifiée, qui donne naissance à un étrange bébé. De surcroît, l’oncle de Lionel vient réclamer la propriété de sa sœur décédée et y organise une grande fête, qui sera interrompue quand un soûlon aura la brillante idée d’ouvrir la porte du sous-sol…

« Mon père est plus mort que le tien. »
Pour apprécier Braindead, il faut adorer l’humour de second degré. Il est clair que Jackson s’amuse et que son but est de nous partager son délire et nous faire tripper avec lui. Et ça fonctionne, si on n’a pas peur de voir le sang gicler partout. Certaines scènes sont franchement dégueulasses à vous faire lever le cœur (pensons à celle du dîner avec les compagnons de la mère, au début), mais en général, ça s’endure bien, et ce parce que finalement, « Braindead » est une comédie. Aussi dégoûtant soit ce film, il demeure une réussite sur pratiquement tous les points et remplit parfaitement son mandat : celui de nous faire rire à travers nos remontées de vomi.
Cette entrée a été publiée le janvier 27, 2008 à 12:39 et est en lien avec Cinéma. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article à l'aide du flux RSS 2.0.
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